Désencombrer le quotidien…

11/09/2020

 

Une des conséquences concrètes d’un coaching de vie et quel que soit l’objectif posé par la personne coachée, est le désencombrement de son quotidien. Mais qu’appelle-t-on un encombrant ?

 

Un encombrant est une croyance figée, un contrat de loyauté obsolète mais toujours influent, un a priori obtus ou une injonction limitative venue de l’extérieur comme de l’intérieur de soi, nous éloignant du sens véritable de notre vie. Un encombrant se révèle être un obstacle à exister…

 

L’effet caractéristique d’un encombrant est d’amener à penser à côté de notre vie. Et nous pouvons passer des années à vivre en oubliant d’exister ! Un encombrant, par exemple, conduit à faire croire qu’il n’y a pas mieux à faire que faire… Un encombrant limite, voire empêche l’accès à qui nous sommes véritablement, à notre authenticité, à notre Être. Un encombrant, et a fortiori plusieurs encombrants, font oublier que fondamentalement nous sommes sans cesse les un(e)s et les autres des pèlerins sur notre propre route.

 

Un encombrant détourne le flux de notre existence comme le ferait un amoncellement de rochers dans le lit d’un ruisseau. Imaginez les effets redoutables de nombreux encombrants (rochers) dans notre quotidien : les aspirations contrariées, les besoins fondamentaux niés, l’énergie vitale détournée… Organisons-nous notre quotidien sur un monticule constitué d’encombrants ? Existons-nous alors réellement ou survivons-nous seulement ?

 

Ce qui étonne et surprend, quelque fois violemment, est de s’apercevoir que nous construisons notre vie seulement sur des encombrants, qui sont par définition, des sources d’anxiété, de stress, de tourment, d’impatience, et plus important encore, d’oubli de ce qui est sens pour chacune et chacun.

 

Coacher comme être coaché(e) a pour effet de rappeler qu’il y a mieux à faire que faire ! Il y a… à être ! Et être passe par un désencombrement incessant de ce qui s’avère inutile, stérilisant, infertile, impropre à l’existence vraie.

 

Lorsqu’une personne coachée a goûté à l’essentiel, à ce qui est vital, fondamental, à ce qui est sens au plus profond d’elle-même, rien ne lui semble alors aussi juste. Et elle n’a de cesse alors de se désencombrer progressivement, de se libérer des préoccupations inutiles. Très souvent ce processus d’affranchissement se poursuit bien après le temps du coaching. Un des bénéfices collatéraux d’un coaching de vie est précisément cette démarche de désencombrement. Car il faut bien le dire, les encombrants produisent non seulement des tensions inutiles mais aussi de l’injustice, des conduites opposées à la nature intime de la personne, des conduites à risques.

 

Désencombrer devient un acte produisant de la richesse…

 

Se libérer d’un certain nombre de choses « à faire » superficielles et inutiles, de relations qui occupent mais qui ne font ni grandir, ni évoluer alors qu’elles étaient considérées comme « bonnes », se dégager d’habitudes aliénantes, sont des processus d’allègement, de délestage et d’adoucissement, bénéficiant à notre existence.

 

Désencombrer, c’est aussi se déshabituer et oser entrer sur un mode d’être plus simple, plus frugale, plus doux et plus nourrissant. Est-ce présomptueux de parler de l’accompagnement coaching de vie comme « une orientation vers l’Être (1) » ?

 

Se désencombrer, c’est se déconditionner, se libérer, se délier de certains attachements, de s’émanciper de points de vue, de jugements qui sont le plus souvent des réponses en mode réactif à un vécu hors sol, désarticulé, inapproprié. Lorsqu’il manque quelque chose d’essentiel alors ayons la claire vision de se désencombrer encore et encore… Apprendre à voir clair - autre bénéfice du coaching de vie - c’est se rapprocher de soi, d’accueillir ce qui est, d’être de plus en plus en conscience, en pleine attention, en présence. En somme, être en mesure d’accueillir et d’accepter ce qui est… et rien d’autre !

 

Cela suppose un libre-arbitre en mouvement. Notre existence ne vaut que par l’authenticité et la justesse de nos orientations, de nos choix et de nos vécus. C’est de cela, et seulement cela, dont on se souviendra au moment de notre dernier souffle…

 

S’aimer, aimer et « être aimé de l’Être (2) », être aimé inconditionnellement. Alors soyons pour soi-même « des désencombreurs de nos encombrants ». Devenons plus ancré, plus centré et plus aligné dans notre existence. Exposons-nous à ce qui est juste, vital et essentiel. Devenons ce que nous sommes. Enfin ? Enfin…

 

Roger DAULIN

Ecol'COACH

Organisme de formation au métier de coach de vie

www.formation-ecolcoach.fr                                                                                 

 

(1) et (2) Expressions empruntées à Jean-Yves LELOUP, mentionnées dans son livre « Prendre soin de l’être » pages 95 et 96, Ed Albin Michel.

 

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