Le coaching de vie est-il un révélateur d’existence ?


Sommes-nous en train de passer à côté de notre vraie existence ? Cette question suscite souvent plus de craintes et de regrets que d’espoirs. Permettons-nous à cette question de nous mobiliser, de nous questionner avec pertinence, ou bien, allons-nous lui tourner le dos, l’esquiver, se soustraire à son impact tant la réponse est impliquante et dérangeante ?


Tôt ou tard, cette question nous rattrape et s’impose comme une évidence, comme une nécessité vitale, comme une exigence impérieuse. Et ce jour-là, il n’est plus possible de retenir ce qui va surgir. Un ébranlement est alors inévitable. Certain(e)s parlent de séisme, d’autres d’un moment majeur dans leur vie, comme si cette révélation allait définir un avant et un après. Et c’est généralement le cas…


La tentation est grande de dissimuler ce soupçon existentiel, de ramener l’ordinaire, la normalité à l’ordre du jour, et de rejeter loin les perspectives d’un changement. Mais c’est sans compter sur la pression irréversible de l’Être, sur son besoin ardent et puissant de s’accomplir…


C’est alors que la question d’une juste existence prend possession du quotidien. La question taraude discrètement d’abord, puis ensuite de façon plus appuyée, plus insistante. Et c’est ainsi que quelque chose bascule : la tranquillité ordinaire ! Celle qui, par habitude, fait tenir la vie dans un décor de carton-pâte, dans une apparence de vie, dans un semblant voire un simulacre d’existence.


La vie que nous vivons est-elle juste ? Répond-elle à ce besoin d’être, logé au plus profond de nous-même ? Notre existence s’est-elle laissée réduire à du normalisé, à du codifié au gré des attentes d’autrui par exemple ? Avons-nous oublié en chemin d’exister ? Nous sommes-nous accommodés d’un quotidien aménagé entre résignation, conformité et apparence ? Allons-nous mourir sans rencontrer et connaître les composants spécifiques et singuliers qui nous assemblent et nous animent ? Au mieux, frôlerons-nous cette existence ou bien aurons-nous le courage de nous y risquer, pleinement, entièrement ? Entendre en conscience ces questions, voire chercher à y répondre, c’est déjà tenter d’éclairer un existant.


Ce questionnement existentiel mène inévitablement à l’orée de la Grande Histoire. Celle-là même qui donne, de la matière à un quotidien soudainement affranchi mais aussi du sens à une existence. Exister ce n’est pas quelque chose qui va de soi… Le fait de vivre nous est offert. Exister « vraiment » relève de la part de chacune et chacun, en conscience, d’une démarche. Exister complète, prolonge et offre du sens à une vie. L’un ne s’oppose pas à l’autre. Le clivage entre vie et existence n’a pas lieu de proliférer. Qu’il y ait une différence, un décalage, un écart, cela est de l’ordre de l’évidence. Cependant, l’existence a besoin d’une vie pour se donner à la fois un support, un moyen pour être et de la perspective.


Exister, met d’emblée en lumière l’insipidité de certaines de nos pensées et actions et pointe du doigt ce qui est fantasmé ou idéalisé. Parce que rêver une vie ce n’est pas exister. Simuler une vie, de fait factice, ne l’est pas non plus.


Des femmes et des hommes osent questionner leur vie, s’écarter d’un quotidien banalisé, choisir de se découvrir, portés par l’ardeur d’un Soi désireux de s’incarner. Vient alors un moment où être accompagné s’annonce inévitable. S’opère ainsi secrètement dans un premier temps, une sécession vis-à-vis d’un quotidien privé de sa source d’inspiration : l’Être. Et c’est grâce à ce décalage devenant progressivement conscient, que quelques personnes aspirent alors à être accompagnées. Cette opportunité, le coaching de vie la propose. Non seulement il la propose, mais le dispositif relationnel d’accompagnement coaching de vie est tout à fait adapté à la profondeur cheminement.


Être coaché, c’est s’aventurer hors d’un chemin balisé, d’un quotidien installé pour ne pas dire figé. Exister suppose d’accueillir nos propres besoins, de les acquiescer et surtout de les incarner. Autant dire qu’exister induit le déploiement de la disponibilité à « ce qui est », et surtout d’en assumer la responsabilité. Un « ce qui est » désentravé, désenlisé, désillusionné, ni réduit, ni débordé, ni limité et qui ne renvoie à rien d’autre. Un « ce qui est » ici et là, sans vérité absolue, sans parti pris, sans quête d’autre chose, qui ne prétend rien, ne refoule rien, n’ignore rien, qui se vit comme un juste instant de vie, ni positif, ni exclusif, ni qualifiant mais vivant, existant, constituant, incarnant…


Exister implique le vécu juste de «ce qui est ». Et cette justesse-là ne se modélise pas : elle s’accomplit, s’assouvit, loin de tout désir de satisfaction, de contentement, de vérité. La justesse de « ce qui est », par essence, transite, accueille et laisse être ce qui peut l’être. Simplement. Naturellement.


Exister est-ce une finalité ou un instant sans destination, sans opposition ? Ni bonheur, ni malheur. Simplement un juste instant de vie manifestant une capacité à exister, à la fois source et ressource. Exister se situe autrement que par une demande à satisfaire, un désir à combler fébrilement, un manque à remplir. Bien sûr, il y a de l’espoir contenu dans ces demandes, ces désirs et ces manques. Certes, ils s’enlisent de pas être entendus. Ils s’altèrent et se décomposent de ne pas être considérés, accueillis, entendus et acceptés tels quels. Lorsqu’ils sont considérés à leur juste valeur, alors ils impulsent une recherche, une exploration, voire une quête.


Ce n’est pas dans n’importe quel espace relationnel que ces mouvements existentiels peuvent, en confiance, se dire, se raconter, s’épancher. Le coaching de vie se situe alors comme une opportunité, un recours, quelque fois considéré même comme une planche de salut ! Ce qui est exprimé par la personne coachée pendant la première séance de coaching sont des bouts de vécus, des témoignages intimes, bouleversants parfois, le plus souvent des morceaux de vie abîmés, cabossés, et des temps de vie esseulés.


Toutefois, le coaching de vie n’est pas une thérapie. Son rôle premier n’est pas de soigner et de guérir psychiquement, émotionnellement, énergétiquement. Bien sûr, cela peut advenir… Mais je parlerai plutôt d’auto guérison, de régénération par l’intérieur, grâce à un mouvement enclenché par une écoute particulière, par une considération inhabituelle et inconditionnelle, sans attente, sans jugement, sans a priori de la part d’un coach de vie, en présence, ici et maintenant…


L’éthique, la bienveillance et la posture d’accompagnement du coach de vie facilitent la mise en œuvre d’un espace accueillant dans lequel et grâce auquel, tout demeure possible. Le dispositif relationnel inhérent à la démarche coaching de vie favorise l’expression de l’Être profond. Il est l’heure à cet instant, de lui témoigner la plus grande estime possible.


La vocation existentielle du coaching de vie conduit chacune et chacun à essayer de se délester du pseudo, du semblant, du devenu inutile. Elle éprouve la capacité de tous à être présent, consistant et dense dans ce qui est donné à vivre, à incarner, à exister. C’est accéder à cet état « d’être en existence », enfin… Être là où se déploie la vitalité, le vivant et surtout l’existant. Il est clair qu’il ne s’agit plus simplement de vivre mais d’exister.


Exister c’est apprendre de la vie telle qu’elle se révèle et se déroule à soi, en soi et pour soi. C’est cesser, de résister aux changements lorsqu’ils surgissent, de justifier sans cesse sa passivité voire son immobilisme par des prétextes aussi fallacieux que creux, de croire à une vérité durable et pérenne et de réduire sa voilure au « déjà-connu ». Exister se dérobe à tout ce qui se répète, au fatalisme, à l’étiolement du mouvement de vie.


Tenter d’exister, dans le sens d’essayer, d’expérimenter, de coopérer, c’est la voie suggérée par le coaching de vie au-delà de toute demande formulée en début de mission. Prendre pied dans son existence… Exister, enfin !


Roger DAULIN

Ecol'COACH

Organisme de formation au métier de coach de vie

www.formation-ecolcoach.fr

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