Le corps est la porte d'accès à l'accompagnement coaching de vie

12/11/2020

 

 

En coaching de vie, il est rappelé souvent de revenir à l’attention, à la respiration et à la posture. La pratique n’est pas la concentration mais la présence sans objet. Être en disponibilité au point d’être lâché par la concentration… Ne plus être une prise pour les pensées ou un porte-manteau pour les émotions et les ressentis. Ne plus avoir à faire quelque chose mais à se laisser porter par le flux et le déflux des mouvements intérieurs de la personne coachée.

 

Mais il est difficile de ne pas penser, me direz-vous ! En effet et c’est pour cela qu’il ne s’agit ni de penser, ni de ne plus penser… Être là, en présence, tout simplement, sans autre préoccupation, sans saisir quoi que ce soit. Être corps et esprit en unité, ici, là et maintenant, en lien avec ce qui est, tel que cela est, sans vouloir et sans imaginer autre chose que ce qui est. Accueillir, recevoir, accepter l’instant tel qu’il est.

 

Il n’est pas demandé au coach de vie de fabriquer une posture mais de laisser advenir la pleine présence en soi.

 

Grâce à cette attention bienveillante et naturellement sans objet, l’accompagnement de la personne coachée se déroule sans effort, sans présupposé, dans l’ouverture, la réceptivité et la perception. Accompagner et coacher en paix, sans le tumulte « des questions-à-poser-et-des-réparties-intelligentes-à-renvoyer-au-client ». Coacher en pleine présence, c’est comme franchir une porte, s’asseoir en soi, en disponibilité de soi, en soi et de l’autre.

 

A ce stade, la question « comment faire ? » devient obsolète, inutile. C’est le moment d’abandonner les complaintes, les conditionnements, les préjugés. Être là, ici et maintenant, grâce et par sa respiration consciente. Inspirer et recevoir pour ensuite expirer et donner…

 

En tant que coach de vie proposons-nous de nous éloigner de nos fabrications mentales, rassurantes parce que saisissables, connues et arpentées des milliers de fois, en long et en large. Coacher est un voyage en terres inconnues. Comme être coaché d’ailleurs… Chacun explore ses terres inconnues dans cette relation spécifique qu’est l’accompagnement coaching de vie. Coacher -comme être coaché- se vit par le corps, grâce au corps en lien avec un autre corps. En fait, s’agit-il encore de coacher ou de pratiquer le coaching de vie ? Faut-il atteindre quelque chose ou être là, aux côtés de la personne accompagnée, sans stratagème, en assumant la pleine responsabilité d’une présence sans objet ?

 

Pratiquer le coaching de vie est une forme de conversion, une démarche dynamique de la présence sans objet, en proximité bienveillante, aux côtés d’une personne porteuse d’un besoin fondamental à conscientiser, à réaliser et d’un objectif de vie à incarner.

 

Être chez soi, en soi, en paix…

 

Coacher c’est accompagner. Et accompagner suggère en premier lieu d’être présent en soi, chez soi, dans son corps, en pleine conscience autant que possible. Être en soi, là où précisément, les habitudes mentales ne dérangent plus le fait d’être là, ancré et centré.

 

Concrètement, il est proposé au coach de vie de rester debout aux côtés de la personne coachée sans être perturbé par les causes d’insatisfactions, de frustrations et de « vouloir pour l’autre ». Ceux-ci ne manquent jamais de tarauder le moi, l’égo, voire le désir d’être utile, et d’être pour quelque chose dans le mieux-être, voire le bien-être qui s’exprime à un moment donné ou à un autre chez la personne coachée ! Être debout sans fixité, sans rigidité, conscient de ce qui se passe dans son propre corps en accompagnant un autre corps sujet.

 

Bien sûr, l’esprit n’arrête pas d’échafauder des pensées, d’élaborer des raisonnements, de rechercher autre chose encore et encore. Mais il s’agit pour le coach de vie d’être en posture ou de revenir à la posture, à la respiration. Être simplement debout -ou assis- aux côtés de la personne coachée comme la chose la plus importante. Rien n’est plus essentiel que d’être là, à ce moment-là. Coacher en paix. Vivre l’expérience de la pratique du coaching de vie, en paix… Être là, sans partialité, sans conseil, orientation ou solution pour l’autre.

 

C’est alors que le coach de vie est en état de confiance dans sa démarche et sa pratique. Être en relation avec le sujet coaché prend alors une autre dimension, un autre relief, une autre densité. D’instant en instant l’accompagnement verbal, corporel, énergétique, s’affine, se précise, se cisèle.

 

Est-ce que cela veut dire que parce qu’il vit cet état intérieur, un coach de vie n’est plus sujet à des perturbations ? Evidemment non ! Le (la) coach de vie est un homme ou une femme comme les autres ! Il ou elle n’est pas devenue insensible, éloigné(e) de toutes passions, émotions et sensations fortes. En revanche, ce qui est proposé d’expérimenter lors d’un accompagnement, c’est l’évènement de ne pas se laisser emporter par celles-ci, de ne plus -ou moins- être enfermés par des conditionnements limités et de ne pas réagir -ou moins- en fonction de ceux-ci.

 

Être en soi, chez soi, lorsque nous accompagnons, évite un nombre important de transferts et de projections sur l’autre, sur celui qui précisément se cherche et recherche des réponses nouvelles au plus profond de son être.

 

Coacher en paix, c’est être chez soi, en soi et en situation d’entendre, de recevoir et d’accompagner les mouvements de l’Être de la personne coachée.  C’est laisser libre celle-ci de retourner à sa source, de se réaliser telle qu’elle est, dans l’instant.

 

Roger DAULIN

Ecol'COACH

Organisme de formation au métier de coach de vie

www.formation-ecolcoach.fr                                                                    

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